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mercredi 10 décembre 2025

11 décembre

 


                                                                        **********

Marchand de peaux de lapin.

Jusqu'en 1960, ce métier était courant dans les campagnes et zones rurales. Ce marchand  parcourait villages et fermes pour acheter les peaux séchées des lapins tués par les habitants. Chaque famille élevait des lapins, l'espèce se reproduit bien et de plus peu coûteuse  à nourrir: des trèfles, de la luzerne, des pissenlits cueillis en bordure des chemins, un peu d'orge, épluchures de carottes, de pommes, du foin et cela suffisait. La peau de l'animal domestique, élevé pour sa chair, était ainsi également valorisée.


Ce collecteur itinérant, à pied, à vélo, en charrette annonçait d'une voix tonitruante son arrivée en criant: "Peaux de lapins, peaux, marchand'peau de lapins!".




On voyait alors les portes s'ouvrir et les villageoises présenter les peaux qui avaient été dépouillées après l'abattage de l'animal, retournées, séchées (parfois bourrées de paille ou  mises sur des cadres) . Le marchand les palpait, les tâtait, les pesait et payait "deux francs six sous" en fonction de la qualité du poil, de la taille, de l'état de la peau, de sa couleur.  Cela mettait un peu de beurre dans les épinards!






Après collecte, il revendait les peaux à des tanneries, des ateliers de fourrure ou à des chapeliers. Les plus belles peaux pouvaient devenir vestes, manteaux, bonnets tandis que les autres servaient à la confection de feutres ou de colle.




Aujourd'hui, ce métier a totalement disparu et pour cause: l'élevage des lapins dans les clapiers familiaux s'est raréfié au profit de l'élevage industriel et de l'achat de viande en supermarchés.

Images prises sur le net.













mardi 9 décembre 2025

10 décembre



                                                              *********

Pendant des siècles, les rémouleurs ont occupé une place essentielle dans le tissu économique et social des Flandres.
Le rémouleur se déplaçait de village en village avec son attirail: une meule montée sur une boîte à roues, actionnée d'abord à la main puis au pédalier. On l'entendait arriver de loin grâce à ses appels ou à la clochette qui précédait son installation sur la place du marché.





Dans nos campagnes, tisserands, charpentiers, paysans, bouchers, tonneliers et particuliers, attendaient impatiemment son passage. Il annonçait l'arrivée du beau temps, période d'intense activité.




Il aiguisait les couteaux domestiques, les lames de ciseaux, les serpes, faux, faucilles, les lames spécialisées des métiers d'art. Avant l'industrialisation, remplacer une lame était couteux, on préférait la  faire réparer et l'affûter régulièrement. Le rémouleur était en quelque sorte un sauveur d'outils qui étaient transmis en génération en génération! 





Dans les villes comme Lille, Dunkerque, Cassel, il s'installait près des halles ou sur les marchés.

A partir du XXème siècle, la mécanisation agricole, l'apparition d'outils bon marché et l'essor du commerce industriel ont rendu le métier moins indispensable. Les rémouleurs itinérants ont quasiment disparus dans les années 1970.





Pourtant, depuis quelque temps , on observe une renaissance artisanale: affûteurs professionnels sédentaires, artisans présents lors des fêtes du patrimoine ou évènements folkloriques. La démarche "zéro déchet" fait son chemin. Quelle riche idée: réparer afin de préserver les ressources naturelles, nos anciens étaient plein de bon sens! 

Images prises sur le net.























lundi 8 décembre 2025

9 décembre

 


                                                                  *************

Un métier disparu: pêcheur, pêcheuse de crevettes.




Autrefois les pêcheurs de crevettes faisaient partie du paysage familier des plages de Dunkerque. Armés de leurs grands filets, ils avançaient dans l'eau glacée pour ramener la précieuse crevette grise qui faisait la fierté des Flandres maritimes. 



Les pêcheurs de crevettes vendaient souvent leur pêche en direct, sur les petits étals des marchés de Dunkerque et des communes avoisinantes (Malo les Bains, Rosendael, Bray-Dunes).Les crevettes grises fraîches ou déjà cuites y étaient très recherchées.




D'autres, pour les vendre, faisaient le tour des quartiers à vélo ou avec de petites charrettes.
Certains, après la pêche, vendaient une partie de leur récolte, sur le sable aux promeneurs ou aux habitants qui venaient acheter la crevette "tout juste pêchée".




Mais avec le temps, ce métier exigeant s'est peu à peu éteint. La modernisation de la pêche, l'évolution des réglementations et la disparition progressive du savoir-faire traditionnel ont repoussé ces silhouettes courageuses hors du rivage.

Aujourd'hui, il ne reste que quelques souvenirs et les récits des anciens pour rappeler qu'à Dunkerque, la mer faisait vivre toute une communauté de pêcheurs dont le geste, désormais appartient à l'histoire.

  




La fête du houblon.

 Appelée auparavant fête de la bière, Steenvoorde célèbre la fête du houblon le premier week-end d'octobre. Pour le folklore, des géants...