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mardi 30 juin 2026

Après Saint Jean...

 

Saint Matthieu et Saint Michel..




Non ce ne sont pas les saints du jour mais les patrons des douaniers et des fraudeurs! Nous les avons découverts à l'entrée du musée de la vie frontalière à Godewaersvelde. Ces petits oratoires fixés sur des arbres portent le nom flamand de "kappelboom" chapelle d'arbre ou "boomkappel" l'arbre chapelle. 



Le musée, installé dans l'ancien presbytère, à quelques centaines de mètres de la frontière belge nous replonge dans la vie d'un village frontalier des années 1950. Il raconte le quotidien des douaniers et des contrebandiers (fraudeurs ou pacotilleurs), les ruses utilisées pour faire passer chocolats, alcools, tabac, café, essence d'un côté à l'autre de la frontière. 


Le landau est à double fond...


Sous les vêtements, les astuces pour dissimuler café, chocolats..                                                                                


Et voilà le faux réservoir de la motocyclette d'Albert Capoen qui a fraudé jusque dans les années 60...il y cachait 6 kilos de tabac pressé...il restait peu de place pour le carburant!

En 1948, le curé d'Houtkerque passait les clarinettes en fraude sous sa soutane...un jour...je vous laisse découvrir la suite au musée!

Les chiens aussi de part et d'autre faisaient partie de cette partie de "cache-cache".


On voit ici un chien "blatté" de 5 à 6 kgs de tabac,  la blatte désigne le sac à dos du fraudeur. Certains chiens étaient dressés pour passer seul la frontière.

Mais mieux valait ne pas se faire prendre!


Le musée ne s'arrête pas au passé, il explique aussi les missions actuelles des douanes grâce à des objets réellement saisis: des jouets, parfums, bijoux contrefaits, oeuvres d'art, ivoire, espèces protégées.

                                                                                                                                           


A l'étage, le géant Henri le douanier, accompagné de son chien nous accueille.                                                                                   




 On y découvre aussi l'histoire de la Flandre en images,





les traditions flamandes, les estaminets...



On découvre dans ce lieu comment une simple ligne sur une carte a influencé la vie, les métiers, les traditions et même l'humour des habitants de la Flandre française.

Si vous aimez les histoires locales, poussez donc la porte de ce musée et "régalez-vous" avant de faire une pause bien méritée dans un estaminet!

A bientôt.







jeudi 18 juin 2026

Gédéon, le carillonneur..

 Histoire locale ou légende?




Au XVIIème siècle, la Flandre sous domination espagnole, subissait fréquemment guerres et pillages. Pour protéger des vols, les cloches de l'église St Jean Baptiste de Bourbourg, Gédéon le carillonneur, à maintes reprises, démonta le carillon et cacha les clarines.

Avec le temps, la vaillance de Gédéon se répandit  dans les contrées, il devint un personnage légendaire puis le géant officiel de la ville à l'initiative d'Alphonse Beulque (casselois d'origine) en 1897. Vers 1902, on lui donna en épouse Alphonsine la fille des Reuze, les géants de Cassel. Malheureusement, les géants disparurent dans un incendie.



Affiche de l'association:  La vie sur Bourbourg.


Lorsque les géants renaissent en 1927, Gédéon est encore représenté en guerrier casqué portant un sabre. En 1931, on donne au couple un enfant et une nourrice Florentine Soupe sans pain.

 De nouveau détruits lors de l'occupation allemande et reconstruits vers 1946, on donna au géant son apparence actuelle: celle d'un carillonneur flamand muni d'une cloche et d'un marteau. Son épouse prit le prénom d'Arthurine, c'est une dame élégante d'allure noble.

En 1992, Florentine, la nourrice refit son apparition; tenant dans ses bras Binbin.




Chaque année, en juin autour de la St Jean, Bourbourg fête Gédéon et Arthurine. Un cortège de chars fleuris, des groupes musicaux et folkloriques précèdent la famille de géants qui défile dans les rues de la  ville. La journée se termine par une parade nocturne et un feu d'artifice.




Cette fête attire chaque année des milliers de visiteurs, rendez-vous à Bourbourg le 21 juin pour la 97ème édition du cortège.


mercredi 7 janvier 2026

Carnaval en Flandre

 A peine avons- nous rangé les décorations de Noël et refermé la parenthèse de la saint Sylvestre que déjà Messire Carnaval pointe le bout de son nez en Flandre.



Sous le ciel gris que l'hiver colore,

La Flandre s'éveille en habits d'or.

Tambours battants, cuivres éclatants,

Le carnaval surgit joyeux et bruyant.



Les carnavaleux dansent sur les pavés mouillés,

Leurs pas font trembler rues et cafés.

Masques rieurs, nez rouges et chapeaux,

Rires qui roulent comme l'eau des canaux.



La bière mousse aux lèvres du vent,

On chante fort, on oublie le temps.

Gilles, pirates et reines d'un jour, 

Se saluent au rythme des tours.



Confettis volent, pluie de couleurs,

Sur les manteaux et dans les coeurs.

Et quand la nuit reprend sa place,

La Flandre sourit sous ses masques.




A bientôt!




mercredi 10 décembre 2025

11 décembre

 


                                                                        **********

Marchand de peaux de lapin.

Jusqu'en 1960, ce métier était courant dans les campagnes et zones rurales. Ce marchand  parcourait villages et fermes pour acheter les peaux séchées des lapins tués par les habitants. Chaque famille élevait des lapins, l'espèce se reproduit bien et de plus peu coûteuse  à nourrir: des trèfles, de la luzerne, des pissenlits cueillis en bordure des chemins, un peu d'orge, épluchures de carottes, de pommes, du foin et cela suffisait. La peau de l'animal domestique, élevé pour sa chair, était ainsi également valorisée.


Ce collecteur itinérant, à pied, à vélo, en charrette annonçait d'une voix tonitruante son arrivée en criant: "Peaux de lapins, peaux, marchand'peau de lapins!".




On voyait alors les portes s'ouvrir et les villageoises présenter les peaux qui avaient été dépouillées après l'abattage de l'animal, retournées, séchées (parfois bourrées de paille ou  mises sur des cadres) . Le marchand les palpait, les tâtait, les pesait et payait "deux francs six sous" en fonction de la qualité du poil, de la taille, de l'état de la peau, de sa couleur.  Cela mettait un peu de beurre dans les épinards!






Après collecte, il revendait les peaux à des tanneries, des ateliers de fourrure ou à des chapeliers. Les plus belles peaux pouvaient devenir vestes, manteaux, bonnets tandis que les autres servaient à la confection de feutres ou de colle.




Aujourd'hui, ce métier a totalement disparu et pour cause: l'élevage des lapins dans les clapiers familiaux s'est raréfié au profit de l'élevage industriel et de l'achat de viande en supermarchés.

Images prises sur le net.













jeudi 12 décembre 2024

13 décembre

 


Crèche minimaliste réalisée à partir de baguettes de pain.

                                                                        ******** 

La ducasse..



Je vous parle d'un temps que les moins de soixante ans .... ne peuvent pas connaître....Nous étions dans les années 60 et la ducasse représentait pour nous, enfants de villages un moment unique! 

Quel plaisir, quelle excitation lorsque la date de la ducasse  approchait et que l'on voyait arriver les roulottes de forains.. Les parcs de jeu existaient certes mais nous n'y allions que très, très rarement parce que situés en Belgique. Alors sitôt la classe terminée, nous partions en courant sur la place du village observer l'avancée de l'installation. Quelques balançoires, un stand de tir, une loterie et le fameux manège! Et oui, c'était ça la ducasse! rien à voir avec les gigantesques manèges que l'on trouve aujourd'hui lors des attractions foraines! C'était en septembre, le second dimanche du mois et il me semble que cela coïncidait avec la neuvaine de St Cornil, qui protégeait les enfants des convulsions et de l'épilepsie.

Les forains s'installaient durant quelques jours sur la place du village puisque la  ducasse avait lieu le dimanche, le mardi puis le dimanche de raccroc. Leurs enfants fréquentaient cette semaine-là notre école...on les enviait un peu d'avoir cette vie bohème et surtout de pouvoir suivre l'école de façon "intermittente!" de changer de maîtres , de voir de nouveaux visages... Fidèles, ils revenaient chaque année et on les accueillait avec bonheur. Puis ils partaient dans d'autres villages apporter plaisir et animations et la vie reprenait son train-train ...Dans la région, les ducasses se succédaient durant ce mois de septembre: Looberghe, Drincham, Pitgam, Bourbourg ....

Le repas ce jour-là était plus copieux et plus arrosé qu'à l'habitude, il réunissait la famille et il finissait toujours par les koekestutes (tartines de pain gâteau) et les fameuses "paptaertes" des Flandres (proches de la tarte au papin du Boulonnais).

Le dimanche soir se terminait dans une salle du village par un bal musette où jeunes et moins jeunes se retrouvaient parce que évidemment les filles ne sortaient pas seules et les parents comme dans la chanson d' Adamo, ajustaient leurs lorgnons devant les prétendants timides ou audacieux, qui empruntaient leur fille..




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vendredi 15 décembre 2023

Hondschoote

 Nous quittons le littoral de la mer du nord pour pénétrer dans les terres, à proximité de la frontière belge, dans une petite ville de 3324 habitants : Hondschoote.

De nombreux moulins, souvent en bois offrent leurs ailes au vent. En Flandre, l'agriculture  prospère et emploie la main d'oeuvre locale et saisonnière. La culture du lin y est également ancrée, elle est utilisée pour la fabrication de fil, de toiles..









L'église Saint Vaast du XVIème siècle est surmontée d'une tour haute de 82 mètres, construite en pierres blanches "de witte torre".(la tour blanche).





La voie ferrée dite des Flandres relie Bergues à Hondschoote et traverse Warhem, Rexpoëde, Killem. Trois trains circulent par jour dans les deux sens. Le trajet dure 45 minutes. Une autre ligne relie Hondschoote à Bray-Dunes vers Ghyvelde et les Moeres.



L'hôtel de ville a été construit en grés et en pierre entre 1555 et 1558.



Le courrier d'Hondschoote relate les échos de la frontière en 1896,1897.

La chapelle Saint Augustin date de la fin du XIXème siècle, édifiée par la congrégation des soeurs noires de Furnes (Belgique).


Les travaux de construction de la fontaine publique commencent en 1810. D'une contenance de 1500 hl, elle recueille les eaux de pluie de l'église. En 1835, Lamartine, député du nord, offre à la ville les pompes de la citerne, citerne qui va approvisionner la population en période de sécheresse.



lundi 26 juin 2023

Talents du canton de Wormhout

 Ce week-end, à Oost-Cappel, dans le cadre de l'opération "Talents du canton de Wormhout", François, notre partenaire Accueil Paysan, avait invité à "l'Eco-gîte l'Infini" des créateurs, heureux de partager avec le public, passion et savoir-faire .

Occasion pour nous aussi, membres du réseau Accueil paysan de mettre en valeur et de présenter la fresque en lin réalisée dans nos gîtes respectifs avec l'artiste Sarah Debove, les habitants et les enfants, l'an dernier.  

Le stand Accueil Paysan, un panneau: l'année en dictons, une partie de la fresque murale, un jeu proposé: l'identification des bouquets de céréales et toute peine méritant salaire, la récompense: les épis de blé de la Saint Jean, cueillis la veille ..


L'association: Tissage en Flandre proposait du feutrage, du macramé, du tissage.                         

                              







du micro macramé: pendentifs, bracelets, boucles d'oreilles


Le stand de l'association des amis et pèlerins du Westhoek                                                                             

Le scrapbooking, minutie et patience!


Bijoux

Peinture

Céramique 


Art textile, dentelle..









De la convivialité, de la bonne humeur, de belles rencontres, de superbes créations, et pour reprendre l'édito du canton de Wormhout," la Flandre est riche de talents, de passion, de savoir-faire, de traditions, d'histoire.."










La fête du houblon.

 Appelée auparavant fête de la bière, Steenvoorde célèbre la fête du houblon le premier week-end d'octobre. Pour le folklore, des géants...